Aucune expérience mais envie de coacher d’autres personnes, c’est possible ?

Tu t’es déjà demandé∙e s’il était correct de coacher des personnes ou de devenir consultant∙e sur un sujet pour lequel tu n’as aucune expérience concrète ?

Par exemple, imaginons que l’entrepreneuriat te passionne et que tu lis tout ce qui te tombe sous la main à ce sujet.

Mais…

Tu n’as jamais créé ou dirigé ta propre entreprise.

Est-il acceptable de te dire « coach d’entrepreneur∙es » et d’espèrer que les gens te paient pour tes services ?

C’est exactement ce dont nous allons parler aujourd’hui. On va partager avec toi un moyen infaillible d’acquérir la crédibilité et la confiance dont tu as besoin, surtout lorsque tu débutes.

Faut-il de l’expérience pour vendre des services de conseil, de formation, de coaching ou autre ?

De nombreuses personnes partagent ce dilemme quant à l’intégrité de l’enseignement d’un domaine dans lequel on n’a aucune expérience réelle. 

Ce dont il faut se souvenir c’est que, peu importe le domaine dans lequel tu es, que tu commences en affaires ou dans le domaine artistique ou même en tant que parent… on commence tous au même endroit : à la case départ, sans références et sans expérience.

Peu importe que tu sois autodidacte ou que tu aies un diplôme officiel, jusqu’à ce que tu aies obtenu de vrais résultats pour tes client∙es ou ton entreprise, on est bien d’accord, tu n’a pas gagné le droit d’être pris∙e au sérieux. Du moins, pas encore.

Quant à ton savoir-faire, il compte, bien entendu. Mais est-ce que ça suffit pour te donner le droit de demander de l’argent ? Pas tant que tu n’auras pas transformé ce savoir-faire en résultats pour de vrais clients. Ce sont là tes véritables références.

Ce qui te donne le droit d’être pris∙e au sérieux et de faire payer ton expertise, c’est d’OBTENIR des résultats.

DES RÉSULTATS POUR DES CLIENTS. Il faut s’y coller et se mettre au travail.

Comme l’a dit Einstein…

 « La seule source de connaissance est l’expérience. »

Tu te demandes : comment suis-je censé∙e obtenir des résultats alors que je n’ai pas encore de clients ?

La réponse : consulte gratuitement.

Pour la petite histoire, Audrey a lancé sa première agence de communication digitale en 2008, une époque où le web-marketing était tellement jeune que c’était difficile d’arriver sur le marché avec déjà de l’expérience. Et elle a travaillé avec toutes les entreprises locales qu’elle connaissait, gratuitement, car elle voulait acquérir de la crédibilité. Elle savait que la seule façon de savoir ce qui marchait, et ce qui ne marchait pas, était d’avoir des clients et de tester des choses. Et aussi, de construire petit à petit une liste de personnes qui ont dit, « Vous savez quoi ? Raison d’Être (le nom de sa première boîte) a changé ma vie et mon entreprise ! »

Elle était tellement passionnée par le potentiel du marketing digital qu’elle était prête à travailler avec n’importe qui (ou presque) et à donner de son temps sans compter pour organiser, avec une association d’entrepreneur locaux, des rencontres sur ce thème. Rencontres qui lui ont permises de rencontrer non-seulement des client∙es potentiel∙les, mais aussi des partenaires qui lui ont ouvert la porte de nouveaux marchés et de nouvelles possibilités.

Donc si tu veux te lancer professionnellement, donne-toi les 12 prochains mois pour travailler avec AU MOINS 12 clients, gratuitement, et aide-les à obtenir des résultats. Et si tu es jeune et que tu n’as pas beaucoup d’argent, c’est une très bonne nouvelle, car à 20 ans, c’est le moment où on n’a probablement pas besoin de beaucoup d’argent.

Et si l’argent est vraiment un problème, montre-toi débrouillard∙e et trouve un emploi alimentaire (ou trois) et fais ton travail de conseil, de graphisme, de coach ou autre, le matin, le soir, et même le week-end. On n’a pas précisé, mais au lancement de Raison d’Être, Audrey donnait aussi des cours de danse de salon pour payer son loyer. Si vous la croisez, n’hésitez pas à lui demander de vous montrer le pas de base du Tango ou de la Rumba. #dwts

Au bout de 12 mois, tu devrais avoir au moins six études de cas solides de client∙es avec lesquels tu as travaillé et que tu as aidé∙es à obtenir des résultats.

L’important, lorsque tu commences à travailler avec ces client∙es, est de t’assurer que tu documentes tout. Obtiens une image claire d’où ils en sont quand vous commencez à travailler ensemble, et, ensuite, quels résultats tangibles et spécifiques tu les aides à atteindre pendant le temps de votre collaboration.

Dans un an, tu auras plus qu’assez d’expérience dans le monde réel pour avoir une entreprise dont tu peux être fier∙e. Sans compter que, si tu obtiens des résultats pour un client∙es, il y a de grandes chances qu’il/elle accepte de te payer pour continuer.

Quand il s’agit d’avoir des références, il n’y a pas de raccourcis. Apprendre, c’est bien, mais obtenir des résultats concrets pour des personnes réelles, c’est ça le plus important.

Et si, au long de cette année de test, tu as besoin de structure et d’accompagnement, et d’un statut légal pour commencer à faire payer tes clients, penses à rejoindre une CAE, comme Boots & Cats 😁. Elles proposent des contrats CAPE qui sont très adaptés pour ces situations et que tu peux avoir en parallèle de ton job alimentaire.

Maintenant, à toi de jouer et de te mettre au boulot et bientôt, tu auras des témoignages à gogo.

On sait que c’est un sujet brûlant et on aimerait bien connaitre ton avis, alors dis-nous tout en commentaires :
que penses-tu des gens qui se jettent tous frais moulus sur un marché et se font payer pour leurs conseils sur un sujet pour lequel ils n’ont aucune expérience dans le monde réel ? Inversement, si tu es coach ou consultant∙e, ou autre, qu’as-tu fait pour tranformer ton apprentissage et crédibilité ?

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